Mort de Blum
“Il avait encore des adversaires, mais à part des communistes il n’avait plus d’ennemi. Il appartient à ce très petit nombre d’êtres dont la vie, quand on la considère du dehors, apparaît comme une lente montée, comme un perfectionnement continu. “Vivre avilit” : ce raccourci sinistre de Régnier ne vaut pas pour Léon Blum. Il n’est pas sorti désespéré de ce monde recru d’horreur… Le passage de Léon Blum au pouvoir fut une occasion manquée… Mais c’est sa grandeur de n’avoir pas cédé à l’amertume ni conclu de l’échec d’une génération à celui de la destinée humaine. L’exemple de Léon Blum nous rappelle que l’ennoblissement est possible, et qu’en dépit de toutes les défaites, la vie est une partie, que jusqu’à la fin, nous restons libres de gagner.”