Une pluralité de gens, qui un par un sont des hommes sans valeur politique, est néanmoins capable quand elle est rassemblée d’être meilleure qu’une élite non pas quand on les prend un par un, mais tous ensemble, comme les repas où chacun apporte son écot sont meilleurs que ceux où un seul régale. En effet, lorsqu’il y a pluralité, chaque partie possède une partie de vertu et de sagesse pratique et, quand la pluralité se rassemble, exactement comme la foule devient un seul homme plein de pieds, plein de mains et de sensibilités, il en va de même pour les dispositions morales et intellectuelles. C’est pourquoi la pluralité juge mieux les oeuvres musicales et poétiques : chacun juge une partie et tous jugent le tout.
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Commentaire de J. Ober “Democracy’s Wisdom: An Aristotelian Middle Way for Collective Judgment”
The question of whether a democracy can make appropriate use of diverse forms of expertise, while preserving its core val ues, has concerned political theorists and practitioners since antiquity. Political decision making, for Aristotle, was an epistemic endeavor in that it was meant to discover the best answers to questions of appropriately-shared concern.