En moi sont rassemblés les chemins de la transparence
Nous nous rappellerons longtemps nos entretiens cachés
Mais il arrive aussi que soit suspecte la balance
Et quand je penche, j’entrevois le sol de sang tâché.
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Songes tranquilles sous l’abri des chênes :
Pleurer ne creuse pas de graves plaies,
Crier ne rompra pas la moindre chaîne
Rien ne franchit les frontières bouclées.
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Notre œil trouve dans le monde sa raison d’être, et notre esprit s’éclaire en se mesurant avec lui.
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La fidélité : substitut du commencement.
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L’amour des égarés, le compagnon des ombres qui vieillissent, celui qui même à une infinie distance de la source suffit à établir ce silence où le bruit de la source demeure perceptible,
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Il n’y a pas de temps perdu mais l’alimentation perpétuelle, visible ou cachée, de notre cœur
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Lorsque notre patient, silencieux et fidèle amour, au lieu de se blesser à leurs angles, s’efforce de les rendre transparents et légers.
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Qui fait tournoyer une épée pour abolir l’obscurité qui l’enserre n’est-il pas prisonnier de l’éclat foudroyant de l’épée ?
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Nous nous associerons plutôt dans la patience et l’attention, et il se peut que ce temps qui nous paraît désert lentement se réillumine et se repeuple
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Maintenant qu’il a parlé ainsi, il semble que puisse revenir à lui toutes les magies du temps et de l’espace.