Les charités d’Alcippe

J’ai vu son sang tiède rosir la mer immense,
Comme un soleil blessé qui s’immerge en vainqueur;
Laissant derrière lui le vide et la démence,
Je l’ai vu s’engloutir dans la nuit qui commence,
Et j’ai cessé de voir ce qu’on nommait mon coeur.

*

Les Dieux grecs lamentaient leur beauté toujours vaine,
Lassé de tout l’encens d’eux seuls inaperçu,
Les tiédeurs des beaux soirs n’emplissant pas leurs veines,
Et, sous leur pâles fronts ceints d’ache et de verveine,
La douleur d’exister sans l’avoir jamais su.

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