Obscurité des origines,
je t’aime plus que je n’aime la flamme
qui borne le monde.
Elle illumine
un cerce quelconque
hors duquel nul ne sait rien d’elle.
Mais toi, obscurité, tu tiens tout contre toi :
figures, flammes, bêtes, et moi-même,
tels que des proies,
hommes, puissances…
Et il se peut que quelque force immense
bouge tout près d’ici.
Je crois à la nuit
Rilke, poème traduit par Maurice Betz