Ah que a mulher dê sempre a impressāo de que se se fechar os olhos
Ao abri-los ela não mais estara présente
Com seu sorriso e suas tramas
***
Je te demande pardon pour t’aimer tout à coup
Quoique mon amour soit une vieille chanson à tes oreilles.
Des heures que j’ai passées à l’ombre de tes gestes
Buvant dans ta bouche le parfum des sourires
Des nuits que j’ai vécues bercé
Par la grâce indicible de tes pas éternellement fuyant
Je porte la douceur de ceux qui acceptent mélancoliquement
Et je peux te dire que ma grande affection pour toi
Ne porte ni l’exaspération des larmes ni la fascination des promesses
Ni les mystérieuses paroles des voiles de l’âme
C’est un repos, une onction, un débordement de caresses
Et elle te prie seulement de te reposer, calme, très calme,
Et de laisser les mains ardentes de la nuit rencontrer sans fatalité le regard extatique de l’aurore
***
La lune projetait son profil azuré
Sur les vieilles arabesques des fleurs calmes
La petite véranda était comme le nid futur
Et les branchages s’égouttaient de gouttes qu’il n’y avait pas
Dans la rue ignorée les anges jouaient en rond…
Personne ne le savait, mais nous étions là.
Seuls les parfums tissaient la dentelle de la tristesse
Parce que les corolles étaient gaies comme des fruits
Et une peinture innocente bourgeonnait du dessin des couleurs
Je me mis à rêver le poème de l’heure.
et, peut être à regarder mon visage exaspéré
par l’angoisse de te voir si vaguement amie
Peut-être à pressentir dans la chair mystérieuse
La germination étrange de mon indicible appel
J’ai entendu brusquement la clarté de ton rire
Comme un gazouillis de pierre sous l’eau baignée de lune
Et il était tellement beau, tellement plus beau que la nuit
Tellement plus doux que le miel doré de tes yeux
Qu’à le voir chanter sur tes dents comme une cymbale
Et ruisseler sur tes lèvres comme un suc
Et déferler entre tes seins comme une onde
J’ai pleuré doucettement dans la coquille de mes mains vides
De ce que tu m’aies possédé avant l’amour