Si la poésie ne naissait pas de cette vérité, si elle ne correspondait pas à un engagement réel capable de faire progresser la vie en dépit de ses inévitables imperfections, nous poussant à lever le regard vers le plus haut de l’air et l’envol impossible, si la poésie ne savait illuminer d’un rayon de légèreté le chemin le plus harassant et le plus accidenté, pour indiquer un espoir, une idée de beauté et de lumière, un ordre peut être un atteignable mais nécessaire et lancinant comme une nostalgie, si la poésie n’était rien de tout cela, elle serait un mensonge, un jeu vain.
-Préface de la Pléiade par Fabio Pusterlla