Horace

[A compléter]

Sage, dételle à temps ton vieux cheval fourbu
Avant qu’il bronche à faire rire et ne soit fin rendu

Epitres, I, I, 8-9

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J’ai achevé un monument plus durable que l’airain, plus haut que les royales pyramides, que ni la pluie qui ronge, ni l’Aquilon ne pourront détruire, ni l’innombrable suite des années, ni la fuite des temps. Je ne mourrai pas tout entier, et une grande part de moi-même évitera la Déesse funèbre

Exegi momentum

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Quand les rois sont fous furieux, les Grecs souffrent. 

Épîtres I, 2, vers 14

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D’ou vient, Mécène, que nul ne vit content de sa condition, soit que la raison la lui ait faite, soit que la destinée la lui ait jetée, et qu’il vante celle des autres ? – “O heureux marchands !” dit le soldat lourd d’années, les membres rompus par une longue fatigue. Et le marchand sur sa nef battue des vents : “Le métier de soldat vaut mieux ! quoi, en effet ? on se bat ; et, dans l’espace d’une heure, c’est une prompte mort ou une joyeuse victoire.” L’homme habile en droit et dans les lois envie le laboureur, quand le client pousse sa porte dès le chant du coq ; et le laboureur, arraché de son champ et amené, dans la ville par les assignations, ne proclame heureux que ceux qui vivent en ville. 
 Satires, livre I, 1, vers 1-12

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Pourquoi tendons-nous à tant de choses, nous qui vivons si peu ? Pourquoi cherchons-nous des terres chauffées par un autre soleil ? 
 Odes, II, 16,vers 18-20

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Non, l’ivoire pas plus que l’or 
Ne brille aux noirs plafonds de ma simple retraite ;
Nul portique n’y mêle encore
Le marbre de l’Afrique au marbre de l’Hymette.
Content de mon humilité,
Je n’ai point envahi le palais d’un Attale (Souverain de Pergame
De nobles mains ne m’ont doté
D’aucun de ces tissus où la pourpre s’étale.

La soif de l’or, Ode XVIII livre II.

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La coupe en main ce soir, chassons, pleins d’espérance, 
Tout souvenir de nos revers ;
Demain, d’un libre essor, dans l’horizon immense,
Nous tenterons encor les mers.

Tibur, ode VII, livre 1 

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 Non, ne recherche point, c’est le secret des cieux !
A mes ans comme aux tiens quel terme ont mis les dieux ;
N’en crois pas les calculs qu’invoque Babylone.
Qu’l vaut bien mieux souffrir ce que le sort ordonne !
Soit qu’il ajouter encore au nombre de tes jours,
Soit que sa main avare en ait borné le cours
Au rigoureux hiver qui maintenant déchaîne
Contre ses bords rocheux le golfe de Tyrrhène,
Leuconoé, sois sage et rafraîchis ton vin.
Que ton plus long espoir mesure un cours espace !
Tandis que nous parlons, le temps jaloux s’efface :
Cueille la fleur du jour sans croire au lendemain. 

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