Et nul n’a bu au verre que je pose
Ni pris du fruit qui était devant moi,
Un peu de vent fait remuer la poussière
D’herbes sèches, de graines, sur le chemin.
L’été : un éblouissement comme est la neige,
Celle qui vient légère et ne dure pas,
Et rien de nous n’en trouble la lumière
D’eau qui s’est condensée puis s’évapore.
D’où la sérénité, même l’allégresse
De ces instants qui savent que n’est rien.
Flocon la main qui avait pris le verre,
Autres flocons l’été, le ciel, les souvenirs.