Supervielle

Un cavalier occupait la pampa dans son milieu
Comme un morceau d’avenir assiégé de toutes parts

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Il n’est plus place en toi pour de nouveaux visages
Ton rêve modelé par trop de paysages
Laisse-le reposer en son nouveau contour.

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Ah ! Si je colle l’oreille à l’immobile chaussée,
C’est l’horrible galop des mondes, la bataille des vertiges

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Le ciel est taché d’encre comme les doigts d’un enfant

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L’oiseau coupe en lui le fil du songe
Son cœur par le marbre pressé
À son pas fait un bruit de chaîne

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Le ciel guidé par les colombes
Descend sur la ville à tâtons

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Elles refoulent dans les siècles
L’impatience originelle
Qu’on reconnaît légèrement
À quelque petit cillement
Avec leur aveu dans la gorge
Et l’horreur de ne pouvoir
Imaginer une rose
Dans leur mémoire qui brûle.

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