Dostoïevski

Je marche sans savoir où je vais vers la lumière radieuse ou la honte infecte

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Rien n’est plus pénible pour un malheureux que de voir tous les gens se considérer comme des bienfaiteurs

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Il est habitué à ne compter que sur lui-même et s’est détaché de la collectivité ; il s’est accoutumé à ne pas croire à l’entraide. Partout, l’esprit humain commence ridiculement à perdre de vue que la véritable garantie de l’individu consiste non dans son effort isolé mais dans la solidarité

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Et que résulte-t-il de ce droit à accroître les besoins ? Chez les riches, la solitude et le suicide spirituel ; chez les pauvres, l’envie et le meurtre, car on a conféré des droits mais on n’a pas encore indiqué les moyens d’assouvir les besoins

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Avec la force que je sens en moi, je me crois en état de surmonter toutes les souffrances, pourvu que je puisse me dire à chaque instant : je suis ! Dans les tourments, crispé par la torture, je suis ! Attaché au pilori, j’existe encore, je vois le soleil, et si je ne le vois pas, je sais qu’il luit. Et savoir cela, c’est déjà toute la vie

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Parce que nous sommes une nature large, un Karamazov (…) capable de réunir tous les contrastes et de contempler à la fois deux abîmes, celui d’en haut, l’abîme des sublimes idéals, et celui d’en bas, l’abîme de la plus ignoble dégradation.

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