Alexis Bardini

Les villes coulent comme une lave dans la nuit, un cuivre calme qui ruisselle aux cicatrices de vos champs.
Nous opposons aux spasmes de la terre
nos poumons opiniâtres
et le tambour de nos moissons.
Nos mains pansent le sol meurtri
et font une couture à chaque trou béant et aux troncs éventrés.
Il faut tenir le monde, éviter qu’il ne se défasse. Et la patience est notre aiguille.

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