Léon Bourgeois

“le but est d’établir entre les citoyens liens d’une solidarité véritable, et que cette solidarité ne peut s’établir que si les conditions en sont conformes à la nature et à la justice, et propres à être comprises par la raison des hommes comme la loi nécessaire des choses, et librement acceptées par eux comme une réalisation de leur propre idéal. Nous ne répéterons jamais assez que le problème social est le problème de l’éducation.

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« L’éducation sociale considère aussi l’ensemble des droits et des devoirs des hommes, mais elle n’étudie plus l’homme comme un « individu », c’est-à-dire comme un être isolé (objet de l’éducation morale). Pour l’éducation sociale, il est l’associé d’autres associés, et c’est en cette qualité nouvelle qu’il faut l’étudier, ce sont les droits et les devoirs qui découlent de cette situation qu’il s’agit de définir et d’enseigner » (...) L’école de tous a pour objet suprême de créer en chacun des hommes de demain « l’être social“

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“Eh bien, il faut se souvenir de ces deux vertus de l’association. Chaque œuvre est un faisceau qui multiplie les forces individuelles. Les œuvres sont des écoles de solidarité. Il faut les faire connaître aux enfants ; il faut les y mêler. Et il ne suf- fira pas de créer dans les écoles des mutualités scolaires, par exemple. Il importe aussi de donner aux élèves quelques notions de ce qui existe hors de l’école, après l’école, de les préparer à mieux comprendre ce grand mouvement de plus en plus rapide d’associations qui s’entrecroisent, se coordonnent, forment une trame de juste et volontaire solidarité et constitueront plus tard le tissu social définitif »

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