François Mitterrand

Observez la continuité, j’allais dire : la fixité des situations politiques. Les crises qu’a traversées le parti socialiste, indépendamment des ambitions concurrentes, depuis l’échec aux législatives de 1978, ont toutes leur origine dans ce même débat : alliance à gauche ou alliance au centre. J’ai pris ma part et je continue : je considère que toute faiblesse du parti socialiste à l’égard du centre le conduit à sa perte et que cette tentation chaque fois renaissante le fragilise dès qu’elle paraît devoir l’emporter. Le parti socialiste ne doit jamais oublier que son combat, loin de se situer sur le champ politique, est d’abord et avant tout un combat contre des forces sociales, qui, elles, déterminent les conditions du combat politique

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