Pham Cong Thien

Peut-être que les gens diront que nous les jeunes avons le cœur trop sensible ; ceux qui fuient, ceux qui capitulent et abdiquent devant la vie. Et nous ne leur répondrons qu’avec un sourire silencieux, ou un regard grave. Puis, nous nous inclinerons vers le ciel et prierons pour qu’il pleuve beaucoup. Oui, que la pluie tombe, tombe encore ! La pluie doit beaucoup tomber car ce monde est devenu trop sec. Le sol s’est soulevé et nos cœurs se sont transformés en gravier…

-Le soir à Saïgon, on se promenait dans les rues maussades de la ville, et on se rassemblait dans les boîtes de nuit pour écouter de la musique extérieure, parce que nous avions perdu tout ce qui chante à l’intérieur de nous, parce que les petits oiseaux avaient cessé de chanter dans nos cœurs

Extraits de ses lettres

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