Ne dis rien à personne.
Tout ce que tu as vu, oublie,
L’oiseau, la vieille femme, la prison,
Et autres choses encore…
Sinon à peine entr’ouvriras-tu les lèvres,
Que tu seras pris de frissons
Le léger frisson du sapin
A l’approche du jour
Tu te rappelleras les guêpes dans la masure champêtre
Et tache d’encre, le plumier des enfants,
Ou les noires airelles dans la forêt
Qui ne seront jamais cueillies
-Mandelstam